Infographie : 10 sagas de space opera pour lecteurs de science-fiction exigeants

Dans ma précédente infographie présentant 10 romans de space opera parfaits pour tester la science-fiction, tu t’étais promené pépère de planète en planète sur des voies régulières et sans danger. Cette fois, c’est terminé. Dans ces sagas monumentales, tu vas emprunter des tunnels dimensionnels et des trous de ver instables longs de plusieurs millions de mots où le vertige de l’infini t’aspire page après page sans te laisser aucune échappatoire.

Oui, les 10 séries qui suivent, primées pour la plupart, sont difficiles. Ce ne sont plus des opéras dans l’espace ; ce sont des univers entiers compressés dans du papier où les notions même d’espace et de temps ont été remises en question par des écrivains extraordinaires. En trois à dix tomes, les intrigues de pouvoir impliquent des centaines de personnages, l’apocalypse s’étend dans des univers infinis, la science se la joue hard et les aliens défient souvent toute compréhension humaine.

Alors attache ta ceinture, soulève le clapet marqué “Lecteurs avertis” et presse le bouton rouge situé dessous. À tes risques et périls.

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1. Le Vieil homme et la guerre – John Scalzi, 2007

Dans le futur, être vieux, ce sera cool. Plutôt que de baver dans une maison de retraite, on nous changera en super-soldats prêts à combattre un nouveau Vietnam contre de vilains extra-terrestres. Veuf et septuagénaire, le vieil homme héros de la série sera tour à tour troufion, officier, espion, gouverneur d’une colonie et envoyé diplomatique. Il découvrira que les vrais vilains ne sont pas forcément ceux qu’on croit. Et que sa vie d’avant peut encore le poursuivre dans les étoiles..

2. The Expanse – James S. A. Corey, 2014

Dans L’Éveil du Léviathan, attaques pirates, disparitions louches et armes biologiques sèment la pagaille dans tout le système solaire. James Holden survit à toutes les explosions des vaisseaux où il pose le pied et devient le bouc-émissaire idéal. Alors, des bas-fonds de la Ceinture d’astéroïdes aux bases secrètes planquées dans les lunes joviennes, il va mener l’enquête avant que la guerre froide entre la Terre, Mars et les Planètes extérieures ne dégénère en conflit généralisé. Et qu’un léviathan tapi dans l’ombre ne s’éveille et les détruise tous.

3. Le Fleuve de l’éternité – Philip José Farmer, 1971

À notre mort, nous ressuscitons nus et jeunes dans une vallée sinueuse traversée par un fleuve. Le Paradis ? Pas si sûr. Dans Le Monde du Fleuve, toute l’humanité s’éveille en même temps, y compris les morts des époques passées. Certains ressuscités sont célèbres, d’autres non. Certains vont reproduire les mêmes erreurs que sur Terre, d’autres ne vont avoir qu’un seul but : atteindre la fin de ce fleuve infini pour pouvoir rencontrer, qui sait, les Dieux qui les ont réveillés là…

4. La Culture – Iain M. Banks, 1992

Humains, IA et extra-terrestres coexistent paisiblement dans la Culture, une société galactique hédoniste, anarchiste et aux mœurs très détendues. Anarchiste, d’accord, mais il faut quand même surveiller ceux qui n’en font pas partie. Dans les histoires indépendantes qui forment ce cycle haut en couleurs et bourré d’humour, on suit toute une faune d’agents (volontaires ou non) de Circonstances Spéciales, l’agence d’espionnage de la Culture aux méthodes détournées et tout sauf orthodoxes. Mes épisodes préférés : L’Homme des Jeux et Excession.

5. Cycle de l’Élévation – David Brin, 1985

Depuis toujours, les espèces intelligentes de la Voie lactée “élèvent” à la conscience celles qui ne le sont pas. Problème : l’humanité est parvenue au même résultat de façon naturelle. Une hérésie pour les factions extra-terrestres les plus orthodoxes. Dans quatre livres indépendants, la “jeune” humanité, menacée de partout, lutte donc à armes inégales avec toutefois quelques atouts : les dauphins et les chimpanzés, désormais intelligents, qui vont se battre à nos côtés pour le salut de notre biotope commun. Mes préférés : Élévation et Marée stellaire.

6. La Saga du Commonwealth – Peter F. Hamilton, 2005

Trous de ver artificiels et réjuvénation : à elles seules, ces deux technologies ont permis à l’humanité de coloniser six cents planètes et de nous rendre immortels. Mais en perçant le secret de L’Étoile de Pandore, elle va libérer un extra-terrestre hostile et tout-puissant capable de fabriquer des trous de ver à son tour. Oups. En plus de cette saga fleuve et sa suite La Trilogie du Vide, on peut s’attaquer aux 6 000 pages de L’Aube de la nuit du même auteur et vivre à une échelle galactique la plus gigantesque et la plus épique invasion de zombies jamais imaginée.

7. Cycle de Dune – Frank Herbert, 1970

Le livre de science-fiction le plus vendu au monde est aussi l’un des space opera les plus difficiles d’accès. Ce n’est pas seulement une lutte de pouvoir pour l’Épice, la substance qui permet le voyage spatial à longue distance. C’est un imbroglio inextricable entre Empire, Guilde, Grandes maisons, CHOM, Bene Gesserit, gholas et autres Danseurs-Visages. Une complexité qui s’accroît au fur et à mesure des six tomes, car si le premier est le plus connu, il faut considérer le cycle dans son ensemble pour prendre la mesure de sa difficulté.

8. Trilogie NASA – Stephen Baxter, 1999

Le prolifique Stephen Baxter produit la hard science-fiction la plus scientifique et la plus pointilleuse qui soit. Sa Trilogie NASA (qui débute par Voyage) est l’un de ses cycles les plus accessibles, une uchronie qui voit Kennedy survivre et envoyer des Américains sur Mars plus tôt que prévu. Aucune limite à la démesure en revanche dans son Cycle des Xeelees où des humains sont naufragés dans un univers parallèle aux règles physiques différentes. Ni dans Les Enfants de la destinée, où une société secrète remodèle l’humanité sur des échelles de temps gigantesques.

9. Éon – Greg Bear, 1985

Dans Éon, un groupe d’explorateurs traverse un astéroïde creux dans un début d’intrigue qui n’est pas sans rappeler Rendez-vous avec Rama d’Arthur C. Clarke (également recommandé). Là s’arrête la comparaison, car ils finissent par atteindre un tunnel de longueur apparemment infinie. Oui oui, à l’intérieur de l’astéroïde. Une “Voie” entre les mondes où se terre l’Hexamone, une société humaine capable de franchir les Portes cachées dans la Voie, accéder à des Terres parallèles et des univers exotiques… et qui a libéré de terrifiants envahisseurs dimensionnels.

10. Les Cantos d’Hypérion – Dan Simmons, 1991

Sur Hyperion, les Tombeaux du Temps vont s’ouvrir. Sept pèlerins, dont six sont promis à une mort affreuse, racontent chacun leur histoire en attendant le Gritche, une créature légendaire annonciatrice d’apocalypse. La suite Endymion, sur fond de guerre galactique totale et de sacrifice prophétique, est l’une des claques les plus puissantes que l’on puisse prendre en SF. Peut-être la saga de space opera la plus primée au monde, d’une richesse et d’une beauté sans égale.

Mais aussi

  • Rama (Arthur C. Clarke) – Difficulté 5
  • Helliconia (Brian Aldiss) – Difficulté 3
  • Monde des Non-A (Alfred E. Van Vogt) – Difficulté 5
  • Trilogie martienne (Kim Stanley Robinson) – Difficulté 4
  • Cycle de Mars / John Carter (Edgar Rice Burroughs) – Difficulté 2
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