Quotient MICE : les 4 types d’histoires SFFF selon Orson Scott Card

Est-il utile de présenter Orson Scott Card ? On va penser aux débutants et on va dire que oui.

Conteur humaniste, il s’est spécialisé dans les romans initiatiques, où il est passé maître. Éclectique, il se trouve autant dans son élément en science-fiction (La Stratégie Ender, ses suites et la Saga des Ombres) qu’en fantasy (Les chroniques d’Alvin le Faiseur) ou en fantastique (Pisteur).

Quand ça lui chante, il n’hésite pas à mêler les genres, en particulier dans deux romans one shot, assez peu connus, en tous cas moins que ses célèbres séries : Une planète nommée trahison, l’un de ses premiers romans récemment réédité, et La rédemption de Christophe Colomb, émouvante uchronie qui plonge des voyageurs du futur dans l’époque des grands explorateurs.

Enfin, les jeunes écrivains – au sens de nouveaux, hein ! – de fantasy et de science-fiction connaissent peut-être cet auteur grâce à deux manuels d’écriture parus chez Bragelonne voici une dizaine d’années : Comment écrire de la fantasy et de la science-fiction et Personnage et point de vue.

À se procurer d’urgence si ce n’est pas déjà fait, bien évidemment.

Le quotient MICE

Dans le premier de ses deux guides, Orson Scott Card nous parle d’un concept très intéressant qu’il a peut-être inventé – ou alors que l’on enseigne dans les écoles d’écriture américaines, je n’ai pas pu vérifier : le quotient MICE.

En français, quotient « MIPE », parce que voilà, le traducteur n’a pas trouvé d’équivalent mnémotechnique à « souris » en anglais.

Moi je préfère l’appeler PIME, comme dans pim pam poum. Parce que ça sonne mieux.

Oh, et puis allez, on s’en fout. Venons-en au fait.

M, I, C et E, ou plutôt P, I, M, E, ce sont quatre lettres qui représentent chacune un type d’histoire selon Orson Scott Card, quatre structures uniques qui fondent la plupart des intrigues. Peut-être toutes, qui sait ?

Quatre structures fondamentales en SFFF

Au-delà d’être de simples structures narratives, tu peux te représenter ces quatre archétypes comme quatre états possibles pour une histoire dans les littératures de l’imaginaire.

Je suis convaincu que l’on pourrait sans peine écrire quatre intrigues différentes, basées chacune sur l’un des quatre éléments du quotient, en partant du même environnement de départ.

Tiens, tu sais quoi ? Je vais me prêter à l’exercice très bientôt et je vais même en faire un quizz, histoire de te faire un petit entraînement et de voir si tu parviens à différencier comme il faut chacun des quatre types d’histoire.

En attendant, commence par identifier le type d’histoire que tu es en train d’écrire. Tu seras peut-être étonné du résultat. Et surtout, tu comprendras peut-être mieux comment ton histoire doit se terminer. Car on ne termine pas une histoire de personnage par la résolution d’une énigme, et l’on n’écrit pas une histoire d’événement du point de vue d’un étranger.

Après, beaucoup d’histoires mêlent plusieurs intrigues, et l’on pourrait tout à fait se retrouver avec une intrigue principale qui suit l’une des structures et des intrigues secondaires qui en suivent d’autres.

Ce serait un sacré tour de force. Tout bien considéré, je suis sûr que le défi a déjà été relevé par des auteurs de science-fiction.

Tiens, et pourquoi pas par toi ?

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  • Lalex

    Merci pour la découverte, qui m’a inspiré un billet de blog : http://www.feuillesdevelours.fr/?p=5325 !

    • Jon

      Très bon exercice que tu as fait là, ça permet en effet de voir quel type d’histoire a notre préférence en écriture. On peut aussi faire la même chose avec ses lectures, pour voir ce qui nous attire le plus côté histoires. Merci pour le lien dans ton article et félicitations pour ton coup de crayon sur le bullet journal !

  • Merci pour cet article qui résume très bien le concept ^-^ et j’adore tes trouvailles francisantes et dorothy vs ellen… voyons… lol
    Bon plus sérieusement je crois que toute histoire doit posséder les 4 éléments en proportions différentes selon ses envies et celles du lectorat cible. Et cela pour mieux acrocher le lecteur. En effet, chacun de ces points est un élément d’accroche incitant à l’immersion:
    – Sensorielle pour le Monde (tu as raison pour milieu)
    – Affective pour le Personnage
    – Cognitive pour la question
    -l’ Evénement lui sert à mettre en marche l’histoire, c’est le moteur qui poussera le héros à sortir de sa zone de confort et à changer.

    Perso une histoire basée uniquement sur l’évènement, ça manque d’intéret. En film avec les contenus explosif et le son passe encore, mais en livre, l’accroche est réduite à néant. Mckee appelait ces histoires des « bidule qui peut détruire le monde » voir un mec courir avec son bidule tout un roman sans nous faire rentrer dans son cœur, il faut etre un génie pour faire ça…
    Et en parlant de nazitude, as tu vu skyline 2 ? Lol

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